Accueil Recherche Imprimer Imprimer Page précédente Page suivante Aller au contenuHaut liens d'évitement et raccourcis clavier Droits de copie Aller au menu
Design : Css-faciles & RankSpirit

Ce texte est extrait du site www.theatrons.com

Le cercle du "moi"

Tous les personnages existent en nous

Le "disc model"

Les 2 axes de la personnalitéLe "disc model" ou modèle "DISC" est issu des travaux du psychologue John Geier à partir des idées de William Moulton Marston. Il a été popularisé en France par la société Keyros management qui en a fait un outil de développement personnel à l'usage des chefs d'entreprise.

William Marston pensait que l'être humain se comporte selon deux axes, selon qu'il a tendance à être plutôt "actif" ou "passif", et selon qu'il perçoit un environnement humain ou factuel comme hostile ou favorable. En combinant ces deux axes, on obtient quatre types de comportements auxquels on peut associer une vingtaine de qualificatifs :

Disc modelDétail du disc
source des illustrations : keyros.net.


Les extrémités des quatre axes donnent les archétypes suivants :

DirecteurLe manager a besoin de contrôler les situations de prendre des décisions et d'atteindre ses objectifs. Les mots "performance", "responsabilité", "objectif", "combat", "vainqueur", sont dans son vocabulaire quotidien. Les résultats l'emportent chez lui sur les sentiments. Ses postures typiques expriment la rigidité, la force et une large occupation de l'espace.

ConciliantLe diplomate cherche surtout être aimé, apprécié et accepté. Les sentiments et la qualité des relations humaines sont ses premières valeurs. Il est conciliant et tolérant et sait ménager la sensibilité de ses proches. Ses postures typiques expriment la souplesse et la grâce.

ExpressifL'artiste veut être reconnu et félicité. Expressif, souvent iconoclaste, il aime emprunter les chemins de traverses en espérant qu'ils le mèneront à des découvertes. Animé par le défi et la nouveauté, il  peut parfois s'engager à la légère. Ses postures typiques sont celles de l'ouverture (bras ouverts, tête levée, jambes écartées), du mouvement et de l'action, même inappropriée ou désordonnée.

AnalytiqueL'analytique a besoin d'être sécurisé mais ne déteste pas le pouvoir quand il n'est pas associé à un risque trop important. Plutôt conformiste, il est motivé par l'expérience et la connaissance. Il est fiable mais attend qu'on vienne à lui. Ses postures typiques expriment la retenue, l'économie de mouvement et la fermeture : jambes et bras croisés, tête légèrement baissée.

Promenons-nous dans les "moi"

humeurs changeantesEn fonction des situations que nous vivons, de notre santé, de notre humeur, et de l'humeur des gens qui nous entourent, nous adoptons des comportements plutôt "passifs" ou plutôt "actifs". Pour les mêmes raisons, nous nous sentons parfois dans un environnement "hostile" et d'autres fois dans un environnement "sécurisant".

Nous ne cessons donc pas de nous promener à l'intérieur du disque de Marston, même s'il est vrai que la plupart d'entre nous ont une position préférée sur ce disque, une position sur laquelle ils ont une tendance "naturelle" à se repositionner quand les circonstances ne les obligent pas à en bouger.

Notre expérience et notre éducation nous ont également amené à développer des "positions réflexes" pour la plupart des situations courantes que nous vivons. En cas d'agression, par exemple, nous pouvons basculer dans une réaction agressive, même quand notre tempérament habituel se place plutôt dans la diplomatie.

Dans le cadre du comportement, ce que l'on appelle "personnalité" est l'association de :

Le "DISC" spirituel

Mon "moi" spirituelOn peut tenter d'extrapoler l'analyse strictement comportementale de William Marston a des dimensions plus spirituelles de l'être.

Notre moi spirituel évolue entre des dimensions que certaines philosophies symbolisent, par exemple, par l'eau, la terre, l'air et le feu.

Quand j'essaye de me visualiser sur mon propre disque spirituel, j'ai le sentiment que mon "moi" n'a pas encore la liberté de s'y promener à son gré.

Je ne connais pas tous les chemins qui mènent vers les zones périphériques de mon potentiel. Mais j'avance peu à peu vers cette sagesse et mon "moi" connu s'étend un peu plus chaque jour dans une direction ou une autre.

En acceptant d'endosser l'habit de tel ou tel personnage, je me regarde avec d'autres yeux, je découvre ou redécouvre des parties de moi que j'ai tendance à laisser en friche. Et puisque cela m'aide à mieux me connaître, je gagne en sagesse et j'étend la surface de mon "moi" du moment, à l'intérieur de mon "moi" potentiel.

Le "DISC" et l'acteur

Pour endosser la personnalité d'un personnage qui lui est étranger, l'acteur doit faire un double travail :

BalanceQuoi qu'il en soit, il est important de comprendre que l'acteur ne "sort" jamais de son disque : il ne fait que s'y positionner différemment. Il reste donc absolument lui-même, même s'il présente au public un personnage qui semble différent de son "moi" quotidien.

J'ai entendu plusieurs fois des acteurs débutant exprimer la peur de se "perdre", de devenir quelqu'un d'autre à cause d'un trop grand investissement dans un rôle.

Il est vrai que le fait de travailler un rôle peut avoir un impact sur la personnalité apparente de l'acteur et l'on peut parfois dire qu'il n'est "plus tout à fait le même" à la suite d'une pièce de théâtre.

Mais je crois qu'il est tout bonnement impossible de "sortir" de soi-même pour "devenir" son personnage. L'acteur ne fait que travailler à l'intérieur de lui-même. Il ne peut cuisiner qu'avec ses propres ingrédients. Si le rôle l'amène à modifier définitivement la position de son centre, c'est tout simplement que son travail l'a fait évoluer, et cela ne peut être que pour le meilleur.

Si cette peur fait partie de vos préoccupations, je tiens à vous rassurer : depuis près de trente ans que je fréquente des acteurs, j'y ai rencontré moins de personnes en difficulté psychologique que dans tout autre milieu.


L'encyclopédie du théâtre