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Ce texte est extrait du site www.theatrons.com

Aspect techniques

Notions techniques d'éclairage, de sonorisation, de création de décors, etc.

Le menu de gauche vous permet d'accéder aux pages consacrées aux aspects techniques du théâtre. Ils vous aideront peut-être à mettre vos représentations sur pied si vous devez vous occuper vous-même de la construction du décors, de l'éclairage de la scène ou de sa sonorisation.


Le vocabulaire de la scène

Ce qui suit est un résumé de la page "Les éléments de la scène" du site de La Troupe du Roy.

Les éléments visibles.

Schéma d'une scène de théâtre

Avant-scène : c'est la partie de la scène comprise entre la rampe et le rideau.

Cadre de scène : C'est l'ensemble de l'espace consacré au spectacle, soit le plateau plus les coulisses, le grill, les cintres, les dessous et les espaces de régie.

Cadre mobile : Dispositif permettant de régler la largeur de la scène selon les besoins de la représentation. 

Cage de scène : C'est tous les espaces visibles de la scène plus les coulisses, le grill, les cintres et les dessous.

Côté Cour / Côté Jardin : le côté cour est le côté droit de la scène telle qu'elle est vue par le public. Le côté jardin est le côté gauche. L'astuce permettant de s'en rappeler consiste à associer les initiales de Jésus-Christ (J.C.) au dessin de la scène : J à gauche et C à droite.

Coulisses : C'est l'envers du décor, c'est à dire l'espace situé derrière les pendrillons et le mur du fond.

Face : C'est le devant du plateau, la partie la plus proche du public, opposé au lointain. Le plateau étant autrefois en pente, descendre, c'est se déplacer du lointain à la face et monter de la face au lointain.

Lointain : Matérialisé par le mur du fond, le lointain est l'endroit le plus éloigné de la scène, opposé à la face.

Manteau d'Arlequin : c'est la partie de la scène qui commence au rideau et se termine au premier plan des coulisses. Elle est généralement décorée d'une draperie de couleur rouge. Il est possible d'élargir ou de rétrécir à volonté cet encadrement de scène. C'est pourquoi on appelle aussi le manteau d'Arlequin, le cadre mobile.

Mur du fond : (ou mur de scène) C'est le mur qui clôt l'espace scénique face au public, dans le lointain

Pendrillons : petits rideaux placés sur les côtés de la scène.

Plateau : le plateau désigne un espace plus important que la scène puisqu'il comprend aussi les coulisses et les dessous. 

Rampe : c'est la galerie lumineuse qui borde la scène d'un bout à l'autre. On parle parfois de "feux de la rampe" pour désigner les lumières.

L'expression passer la rampe s'utilise pour un spectacle qui sait se projeter vers la salle, franchir la barrière que consiste la rampe — même de manière symbolique — pour atteindre, voir toucher le public. Le contraire est ne pas passer ou ne pas dépasser la rampe.

L'expression passer sous les feux de la rampe signifie être sur la scène ; le mot "feux" fait redondance ajouté à "rampe". Son équivalent plus récent est sous les feux des projecteurs.

L'expression voir à la rampe s'emploie, pendant les répétitions à la table ou dans une salle de répétitions, au moment où il s'agit de décider d'un jeu de scène, d'un déplacement, d'un effet : on verra à la rampe, c'est-à-dire quand on répétera sur le plateau. On dit aussi : voir à la chandelle.

L'expression voir la rampe s'utilise quand la scène se déroule devant le public, c'est à dire quand la rampe est allumée (on la laisse souvent éteinte pendant les répétitions car ses projecteurs consomment énormément, s'usent rapidement et coûtent très cher)

Rideau : voir schéma.

Scène : c'est la partie du théâtre où se passe l'action. On utilise quelquefois le terme "proscenium" comme un synonime de scène.

Les éléments invisibles.

Cintre : Il correspond au dessus d'un théâtre équipé à l'italienne. Il est, à la fois, l'endroit situé sous la voûté du bâtiment et le point de convergence de tous les fils servant à la manœuvre de décors équipés en hauteur.

Le cintre comprend les herses, les ponts volants, les fils, les moufles, les tambours et le gril qui couronne le tout. Les cintres peuvent occuper trois ou quatre étages et sont desservis par des corridors ou passerelles dont les accès portent le nom de service. Le cintrier est le machiniste qui travaille au cintre.

Chariot de costière : C'est l'élément mobile placé dans le premier dessous, à l'endroit des costières, coulissant sur un rail et destiné à recevoir — dans les glissières appelées cassettes — les mâts sur lesquelles sont fixés les décors dans un théâtre équipé à l'italienne.

Costière : Dans un théâtre équipé à l'italienne, c'est la rainure pratiquée dans le plancher de scène, parrallèlement à la rampe, destinée à recevoir les portants des décors. Quand on ne l'utilise pas, la costière est obturée par des tringles ou trapillons. Dans les dessous se trouvent les chariots de costière.

Dessous : C'est le nom donné à l'espace qui s'étend en dessous de toute la surface du plancher de scène, nécessaire à la manœuvre des décors, dans un théâtre machiné à l'italienne. Verticalement, les dessous se divisent en trois étages que l'on compte à partir de la scène, le dernier étant le troisième dessous. Au XIXè siècle, tomber ou être dans le troisième dessous signifait, pour une pièce, qu'elle avait fait un four, qu'elle avait fait une "chute".

Fils : Comme dans la marine, le mot "corde" est censé porter malheur au théâtre. On utilisera donc le mot "fil" ou "cable" à la place.

Gril : Plancher à claire-voie qui s'étend au-dessus de la scène, sur toute sa surface. Il sert d'équipement des décors et pour l'éclairage.

Herses : Dans le vocabulaire de l'éclairagiste, ce mot désigne la galerie lumineuse, suspendue horizontalement dans les cintres, au niveau de chaque plan de scène, tandis que la rampe, elle, est placée au ras du sol. Herses et rampe tendent à être de moins en moins utilisées aujourd'hui.

Mât : C'est un poteau qui soutient les chassis ou les éléments de décor. Les mâts s'introduisent dans les chariots de costière. Ils sont de deux sortes : les mâts de chantigholes et les mâts de perroquet.

Moufle : C'est l'équivalent d'une poulie dans un théâtre à l'italienne. Le mot "poulie" étant interdit par superstition.

Ponts volants : C'est une passerelle très étroite suspendue au comble du théâtre par des fils ou des tiges de fer, au-dessus de chaque rue et allant de côté cour au côté jardin.

Portant : C'est un montant qui soutient les décors ou les appareils d'éclairage. Le portant se doit d'être aussi "portatif" que possible.

Rue : Partie du plancher amovible du plateau situé entre les costières, et entre lesquelles se trouvent les fausses rues ; on trouve une rue par plan.

Tambour : Dans un théâtre à l'italienne, c'est un cylindre de bois autour duquel s'enroulent un ou plusieurs fils. Les tambours sont placés dans les dessous ou sur le gril.

Tampon : C'est une plateforme sur laquelle prennent place les personnages qui doivent faire leur apparition sur scène par une trappe. Il fonctionne comme un ascenseur.

Trappe : C'est un trou pratiqué dans le plancher de scène. Un dispositif de camouflage le referme après le passage d'un personnage venu des dessous par un escalier ou encore sur un tampon. La trappe est, alors, appelée trappe à tampon ou trappe à apparition, puisque le ou les personnages "apparaissent" comme pas magie.

Le trappillon est une petite trappe. Le plancher de scène est parfois une véritable mosaïque de trappillons. Pour mieux assurer la jointure des fentes des costières, des bandes de bois de quelques centimètres viennent les boucher. On les appelle des trapillons de costières.


A Lire aussi :

Le glossaire des techniques de théâtre de Fred Borzeix.


Cette page est un résumé de la page "Les éléments de la scène" du site de La Troupe du Roy.

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